Stabat Mater … Giovanni Battista PERGOLESE

Ces fêtes de Pâques 2020 ne seront pas celles que nous souhaitions . L’actualité sanitaire catastrophique que le monde traverse, nous oblige à nous tenir loin de ceux avec lesquels nous aurions aimé passer ces moments de paix et de sérénité.  Nous allons, néanmoins, garder la foi en des jours meilleurs, espérons que nous verrons bientôt le soleil dans ce tunnel que nous traversons.

Je vous adresse mes pensées amicales et mes souhaits sincères pour un doux week-end de Pâques que j’ai choisi d’illustrer par cette œuvre sublime.  Prenez bien soin de vous.

Lisa ♥

 

PERGOLESI Giovanni Battista
Giovanni Battista PERGOLESI ( 1710/1736 )

 

(Vidéo : Julia LEZHNEVA & Philippe JAROUSSKY – Accompagné par l’Ensemble I BAROCCHISTI et le CHŒUR de la RADIO TÉLÉVISION SUISSE – Direction Diego FASOLIS )

A l’origine, ce que l’on appelle Stabat Mater c’est un poème à forte  connotation,  religieuse datant du Moyen-Âge. Il semblerait que la paternité en revienne à un moine franciscain répondant au nom de Jacopo Da Todi. Il avait rédigé un texte évoquant la douleur de la Vierge Marie. Cette base va donner naissance, par la suite, à des évocations picturales et musicales  dans toute l’Europe. Nombreux seront les compositeurs qui mettront un Stabat Mater dans la liste de leurs œuvres.

Pergolese est un pur produit de l’École napolitaine. Issu d’une famille modeste, il a étudié au Conservatoire des Pauvres de Jésus-Christ à Naples. Il a écrit une dizaine d’opéras et c’est, du reste, dans ce genre qu’il s’est fait connaître de son vivant. De santé très fragile depuis l’enfance, il décède à l’âge de 26 ans de la tuberculose, au monastère des Pouzzoles ( Italie ) où il s’était retiré se sachant condamné.

Cette partition bouleversante  est son œuvre testamentaire, écrite deux mois avant sa mort  en 1736. Il décédera  avant même d’avoir pu entendre son interprétation. On ne sait réellement qui a pu lui en passer commande. On suppose que ce pourrait être un duc qui était un mécène, à moins que ce ne soit les Pères franciscains de la Confrérie de la Vierge des Sept Douleurs.

Elle se base sur un texte liturgique exprimant la douleur et les souffrances de la Vierge Marie face à la mort de son enfant.

Cette page emblématique de l’époque baroque, est magnifique,  expressive, dramatique, touchante .Elle est à la fois d’une grande simplicité, mais raffinée, dans l’émotion, la douceur, théâtrale, quasi opératique,  avec des lignes mélodiques infiniment pures. Les voix ( pensées pour castrats) et la musique s’unissent de façon très harmonieuse.

 

 

 

La chasse aux œufs …

» J’ai trouvé un bel œuf bleu
bleu comme une rivière,
bleu comme le ciel
le lapin l’avait caché
dans l’herbe du pré.

J’ai trouvé un bel œuf jaune
jaune comme de l’or,
jaune comme un canari
le lapin l’avait caché
derrière un pommier.

J’ai trouvé un bel œuf blanc
Blanc comme la neige,
Blanc comme le muguet
Il était au poulailler,
alors moi, je l’ai mangé ! » Maurice COYAUD ( Linguiste et écrivain français)

PAQUES CHASSE AUX OEUFS
Tableau de Ronald BAYENS

Usage de la fenêtre …

 « S’asseoir devant la fenêtre le thé à la main, laisser infuser les heures, offrir au paysage de décliner ses nuances, ne plus penser à rien et soudain saisir l’idée qui passe, la jeter sur le carnet de notes. Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l’inspiration sortir.  »  Sylvain TESSON (Écrivain et voyageur français)

JARDIN ELAINE PLEISSER
Tableau Elaine PLESSER