Le voyage ne finit jamais …

 » Le voyage ne finit jamais. Seuls les voyageurs finissent. Et même eux ils peuvent le prolonger dans leur mémoire en souvenirs, en récits. Quand le voyageur est assis sur le sable d’une plage et qu’il se dit :  » il n’y a rien de plus beau à voir « , il sait que ce n’est pas vrai. La fin d’un voyage est seulement le début d’un autre. Il faut voir ce qui n’a jamais été vu, voir de nouveau ce qui a déjà été vu, voir au printemps ce qui a été vu en été, voir de jour ce qui a été vu de nuit, voir avec le soleil, voir avec la première pluie, voir les fruits mûrs, la pierre qui a changé de place, l’ombre qui n’était pas là … Il faut retourner sur ses pas pour les répéter, pour tracer derrière soi des nouveaux chemins. Il faut recommencer les voyages … Toujours !  » José SARAMAGO (Écrivain et journaliste portugais)

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José SARAMAGO ( 1922/2010)

 

 

Le dessin …

 » Support sans âge parce que datant sans pour autant être daté ; sans ancrage dans une période déterminée, le dessin offre la possibilité d’un rapport de plain-pied avec l’histoire de l’art : il échappe, en effet, au cycle de la rupture ( moderne ) qu’à celui de la reprise ( post-moderne) et instaure un mode opératoire tenant à la fois de la tabl rase et du ressassement obsessionnel. Il permet, en définitive, de ne pas choisir entre des options apparemment incompatibles. Il est d’ordre processuel tout en étant visuel et narratif, réflexif quoique réciproque immédiat. Là où Ad Reinhardt envisageait l’art sur le mode du ni .. ni, le dessin offre la possibilité de le penser sur celui du ou, voire du et.  » Guitemie MALDONADO (Historienne de l’Art, universitaire française , agrégée de Lettres Modernes ) ( N.B. : Reinhardt était un peintre américain, précurseur de l’art conceptuel et critique d’art )

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 » Le dessin  » – Joachim Martin FALBE