Le Poisson rouge …

 » Le plus incroyable chez le poisson rouge, c’est sa mémoire. On le plaint de n’avoir qu’une mémoire de trois secondes, d’être à ce point dépendant du présent. Or c’est, au contraire, un don. Car il est libre. Il ne souffre ni de ses faux pas, ni de ses erreurs, ni d’une enfance perturbée. Il n’a pas de démons intérieurs. Son placard ne contient pas le moindre squelette. Et je vous le demande, quoi de plus drôle que de découvrir le monde trente mille fois par jour ? Comme c’est bon d’ignorer qu’on n’a pas vécu son âge d’or il y a quarante ans, quand on avait encore tous ses cheveux, mais il y a seulement trois secondes, si bien que, en fait, cet âge d’or n’a pas de fin.  » Marisha PESSL ( Écrivaine américaine)

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 » Poisson rouge  » – Charles Edward PERUGINI

Bettina RHEIMS …

BETTINA RHEIMS
Bettina RHEIMS

 » Photographe de mode, sûrement pas ! Artiste, c’est un trop grand mot. La première fois que j’ai dit que j’étais photographe, j’étais très heureuse. C’est un beau mot et j’aime beaucoup les mots … Une séance photos est très intime. Il faut faire advenir un moment magique et furtif. La ligne est très mince entre une jolie image et une image où il se passe quelque chose. Il faut qu’il se passe un truc, puis déraper de ce truc et reconstruite autre chose … Je ne veux provoquer qu’un regard ou une interrogation, surtout pas gêner ou agresser. Montrer les choses autrement et forcer le regard des gens. » Bettina RHEIMS (Photographe portraitiste française)

RHEIMS Monica BELLUCCI 1995
Monica BELLUCCI – 1995 – Bettina RHEIMS
RHEIMS Mylène Farmer 2013
Mylène FARMER – 2013 – Bettina RHEIMS
RHEIMS Charlotte RAMPLING
Charlotte RAMPLING – 2012 – Bettina RHEIMS
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Série  » Les détenues  » en 2014  – Bettina RHEIMS «  Je me suis documentée et me suis vite rendue compte qu’il y avait peu de choses sur les femmes en prison. Beaucoup moins que sur les hommes. Mais ce qui était récurrent, c’était la perte de l’estime de soi. En prison on finit par ne plus se voir. Du coup les autres ne vous voient plus non plus. Alors j’ai voulu, essayer au travers d’une photo, de leur redonner une image plus positive d’elle-même. Cela n’a pas été facile au début. J’ai travaillé dans quatre centres de détention en France. A chaque fois, je suis allée présenter mon travail et mon projet. Elles ne comprenaient pas vraiment ce que je venais faire là. Elle craignaient un piège. Il a fallu apaiser toutes ces peurs. Certaines ont refusé. Au final j’ai réussi à photographier 65 femmes, la moitié de celles que j’ai rencontrées. «