FOUJITA …. Peindre dans les années folles

FOUJITA AFFICHE

 » J’ai étudié toutes les sortes de lignes que l’homme avait tracées : les premiers dessins de l’humanité, les peintures d’enfant, les lignes de l’art primitif des Nègres, les lignes sacrées par les fous, les criminels, les dessins des peintres contemporains et même les lignes de style nouveau dans un état hors du bon sens, produite artificiellement sous l’effet des médicaments. Je me sus promis de tracer des lignes meilleures que tout cela. »

Léonard Tsuguharu FOUJITA ( Peintre, dessinateur, graveur français d’origine japonaise  ( Tsugu : Héritier / Haru : Paix / Fujita : champ de glycines )

Il y a 50 ans disparaissait un peintre très particulier, assez excentrique, atypique, charismatique, extravagant, surprenant, intuitif, complexe,  fascinant, un perfectionniste,  facilement reconnaissable avec sa coupe de cheveux  » au bol  » , sa grosse frange, ses lunettes rondes, sa petite moustache. Une personnalité haute en couleurs qui, dans son art, ira jusqu’au bout de son rêve et qui, toute sa vie durant aura la curiosité d’apprendre.

A cette occasion, le musée Maillol de Paris lui rend hommage au travers d’une exposition couvrant la période de 1913 à 1931, à savoir de son arrivée en France jusqu’à son départ assez précipité en Amérique latine,  regroupant une centaines d’oeuvres environ, prêts de musées, institutions et collections publiques et privées venues d’Europe, des Etats Unis et du Japon ( pour 45 d’entre elles). Elle s’intitule :

 » FOUJITA – Peindre dans les années folles  » – du 7 Mars 2018 au 15 Juillet 2018

artiste  accompli assez génial , créatif,  complet puisqu’il fut non seulement peintre ( gouache, aquarelle, peinture à l’huile ) , dessinateur , graveur, mais également céramiste, styliste, illustrateur, et photographe. Un maître du trait qui a su utiliser le crayon et le pinceau ( japonais – très peu fourni  )  avec  talent, une grande maîtrise, une belle finesse dans les lignes calligraphiques.

Son travail est délicat, subtil, raffiné, lumineux. Il utilisera l’huile dans ses peintures bien sur, mais également l’encre noire japonaise ( Sumi ) laquelle tiendra un rôle primordial dans son travail. Il lisse ses toiles lors de la préparation.

Par ailleurs il a mis au point un procédé, une technique qu’il ne dévoilera jamais à quiconque  ( on en comprendra la texture lorsque ses tableaux feront l’objet de restauration )  mais qui fera beaucoup d’envieux à savoir un blanc  » lait  » transparent (mélange de talc, huile de lin, blanc de plomb) qui peut devenir nacré ou avec un rendu  « sale  » au gré de son talent parfaitement contrôlé . Bien des peintres se sont posés des questions quant à la composition de cette couleur si particulière chez lui et qu’il utilisait notamment pour des femmes nues ou des chats.

Les chats ont été, comme beaucoup d’artistes d’ailleurs, une grande source d’inspiration pour lui et tout comme eux , il aura plusieurs vies. Il a adoré les chats de gouttière. Le premier sera celui qu’il avait trouvé un jour près du Square Montsouris, qui le suivra et qu’il finira par garder auprès de lui : Miké  ( tricolore en français ) dont la robe était , en effet, tigrée. Il apparaîtra souvent dans les toiles de son maître. Foujita va vraiment adorer ses petits félins au point même qu’il s’en fera tatouer un sur l’un de ses avant-bras.

 » Les chats comme les femmes sont coquets et fort préoccupés de leurs personnes. Ils passent de longs quarts d’heure à se lisser, se soigner, se lustrer et se rendre aimables à voir. » L.F.

FOUJITA CHAT TIGRE 1924
 » Chat tigré  » – 1924 – Léonard Tsuguharu JOUJITA
FOUJITA AUTO PORTRAIT 1928
 » Auto-portrait  » – 1928 – Léonard Tsuguharu FOUJITA  ( Collection Centre Pompidou )

 

Il a toujours été  » double  » : à la fois un passionné de peinture ( pour ne pas dire un acharné ) dont la vie a été énormément centrée sur son travail et son atelier , et d’un autre côté un mondain avec un goût prononcé pour la sociabilité, qui  assistait à de nombreuses fêtes quelque peu débridées de son époque et qui, pourtant, à l’inverse de beaucoup d’autres, ne buvait que de l’eau.

Double aussi parce que partagé (peut être même a t-il été déchiré )  entre deux cultures : japonaise et française, tout en étant infiniment respectueux envers les deux. Il a , toute sa vie durant, oscillé entre elles  et cette dualité artistique qui sera à l’origine de son succès. Double dans sa façon si particulière de voir la peinture, une façon qui lui fut propre à savoir qu’il fusionnera la peinture à l’huile occidentale aux estampes japonaises. En cela il sera unique.

 » Seule la force de l’art pouvait dépasser les frontières et les barrières raciales pour pénétrer dans le coeur de l’homme.  » L.F.

 » Mon coeur a grandi au Japon mais ma peinture a grandi en France  » L.F.

Il a beaucoup aimé les femmes, a eu de nombreuses maîtresses  et s’est marié à diverses  reprises Lorsqu’il quittera le Japon pour la France, il était fiancé à Tomiko qu’il devait épouser lorsqu’il serait retourné dans son pays … Cela ne se fera pas. Viendra ensuite Fernande Barrey ex prostituée, peintre de son état, modèle de Modigliani et autres à ses heures, qu’il rencontre en 1917 . Ils tombent amoureux et moins d’un an plus tard il l’épouse. Elle sera la femme de son début de carrière, celle qui l’encourage, croit en son talent, partage la condition assez difficile de la vie d’un peintre, celle des confidences personnelles . Il ne sera pas fidèle, elle non plus. Il se jette à corps perdu dans son travail et la trompe , la délaisse, elle se console dans des bras féminins et masculins, et le quittera définitivement pour un autre peintre japonais Koyanagi.

En 1921 il s’éprend de son modèle Lucie Badoud, une jeune orpheline belge  de 20 ans,  dotée d’une peau très blanche : il la surnommera Youki ( neige rose  en japonais). Coup de foudre, ils deviennent amants, il divorce de Fernande en 1929 et épouse sa nouvelle muse. Malheureusement, un troisième personnage viendra s’immiscer dans le couple : le poète Robert Desnos, ami du peintre et de son épouse. Il est malheureux en amour, et peu à peu se sentira très attiré par Youki, laquelle ne sera pas insensible à ses avances et deviendra sa maîtresse. FouJita la quitte en 1931 sans tambour ni trompette, juste un petit mot à chacun d’entre eux pour leur dire qu’ils vont bien ensemble.

Il part pour l’Amérique latine mais ne sera pas seul puisqu’il amène avec lui son nouveau modèle : Madeleine Lequeux, danseuse au Casino de Paris, surnommée   » la panthère  » . Elle le suivra au Japon , continuera sa carrière là-bas dans un music-hall de Osaka. Son destin sera tragique puisqu’elle se suicidera en se noyant dans la piscine de leur maison à l’âge de 27 ans.  Il va beaucoup la pleurer.

En 1936, son chemin croise celui de Kimiyo, une jeune femme d’une trentaine d’années qui  deviendra sa dernière épouse, la compagne des années de guerre, celle du retour à Paris, d’une vie plus apaisée, celle qui se convertira au catholicisme avec lui, qui sera la détentrice de sa mémoire lorsqu’il ne sera plus et qui, selon le désir de son époux, créera la Fondation Foujita.

 » Si je devais définir la femme en un mot ce serait  » mystère « . L’espèce  » femme  » est comme celle des plantes, elle est très compliquée. L.F.

Il n’a jamais eu d’enfants, la vie en a décidé autrement ; pourtant il les aimait beaucoup. Il les a peints, souvent d’ailleurs, sans jamais qu’un enfant ne pose pour lui. Ce furent des toiles issues de son imagination , de la vision qu’il se faisait de l’enfant. Elles offrent un côté très poétique, émotionnel, naïf aussi parfois.

FOUJITA LA PETITE FILLE AU CAPUCHON.jpg
 » Petite fille au capuchon  » – 1929 – Léonard Tsuguharu FOUJITA ( Collection particulière)

Toute sa vie durant il a fait des rencontres avec de nombreux artistes et sera proche de certains d’entre eux, partageant les modèles, les ateliers, les confidences, les malheurs : Modigliani ( qu’il appréciera beaucoup. Il ira même peindre avec lui dans le Sud de la France lorsque Modi partira avec Jeanne à Cagnes-sur-mer),  Rivera, Soutine, Picasso, Van Dongen ( avec lequel il va peindre en commun La femme au chat lors du bal des Petits Blancs en 1929)  Jacob, Appolinaire, Chagall, Braque, Kisling, Soutine, Laurencin, Ravel, Cocteau, Baker, Chevalier, Chaplin, Pickford, Derain, Vlaminck, Mistinguett, Suzy Solidor, Kiki de Montparnasse ( qui posera aussi pour lui ) etc… j’en passe et des meileurs !

FOUJITA ET KEES VAN DONGEN tableau commun
Avec Kees VAN DONGEN en 1929 – Tableau commun : La Femme au chat –Bal des Petits Lits Blancs à l’Opéra Garnier

FouJita est né en 1886 à Tokyo ( Japon ) petit dernier dans une famille qui comptait déjà trois enfants ( deux soeurs et un frère ) –  Son père Tsuguakira  était général et médecin dans l’armée impériale. Sa mère, Masa, est, elle aussi, issue de la noblesse japonaise. Il aura la douleur de la perdre lorsqu’il est à peine âgé de 5 ans.  Il va se tourner très tôt  vers le dessin et la peinture. Encouragé par son père, il va étudier à l’école des Beaux Arts de sa ville natale et en ressortira diplômé en 1910.

Il rêve de Paris, du vent de liberté artistique qui souffle sur la capitale française  (différents courants novateurs sont en train de révolutionner le monde de l’art) et pour ce faire, apprend la langue de Molière et décide de partir pour la France. Il arrive à Paris,après une longue traversée en bateau, en 1913 avec en poche sa technique si particulière de peinture et son talent.

Sa grande ambition est de devenir le premier peintre de Paris.  » On me prédisait que je serai le premier peintre du Japon mais c’était le premier peintre de Paris que je rêvais d’être. Il me fallait aller aux sources.  » , ne pas renier le passé, ni ses bases asiatiques picturales mais tout au contraire leur apporter un certain enrichissement avec celles de l’art français et européen .  » Peindre à l’européenne avec des pinceaux japonais et utiliser les couleurs à l’eau sur la peinture à l’huile n’est pas interdit. J’ai réussi techniquement à le faire …  »

 Il va souvent se rendre au Louvre , observe, étudie, et copie les anciens, notamment ceux de la Renaissance italienne ( il admire beaucoup Léonard de Vinci)

A Paris il s’installera au départ dans l’atelier d’un peintre japonais puis rejoindra Montparnasse qui, à l’époque, était le lieu des échanges et de cette grande liberté picturale dont il rêvait au Japon. Il va y rencontrer des artistes de nationalités diverses, se liera d’amitié avec certains d’entre eux.

En 1920 il expose au Salon d’automne, fera sensation et va en étonner plus d’un par la particularité de sa peinture. On aime ce mélange pictural imprégné d’Occident et d’asiatique. Il obtiendra un gros succès en 1924 avec un tableau représentant l’une de ses muses : Lucie Badoud surnommé Youki.

FOUJITA 1923 FEMME ALLONGEE YUKI
 » Femme allongée, Youki  » – 1923 – Léonard Tsuguharu FOUJITA ( Collection particulière )

En 1926, il va se forger un look tout aussi particulier que sa peinture : coupe au bol, frange épaisse, petite moustache, lunettes rondes. Il se confectionne lui-même ses vêtements ( très originaux au demeurant ).

FOUJITA 1926 PAR MME D ORA PHOTO
 » FOUJITA  en 1926  » – Photo de Mme D.ORA – ( Cette photo sert l’affiche de l’expo )

Son côté avant-gardiste va plaire. On lui ouvre les portes des Salons littéraires et artistiques branchés et les plus en vue de Paris. Il va partager tout le côté festif agrémenté de champagne que l’on peut y rencontrer (mais lui boit de l’eau ! ) , mais aussi la vie de bohème insouciante et parfois miséreuse de certains ateliers, mais d’une manière générale il préfère largement s’enfermer dans le sien  pour assouvir sa passion de la peinture.

Les commandes vont affluer, on le demande beaucoup, il gagnera énormément d’argent et va connaître une période de gros succès picturaux. Il va se forger une belle réputation notamment avec ses portraits de femmes nues à la peau laiteuse et l’apparence un peu érotique, mais aussi ses portraits de chats. Il deviendra l’un des plus grands représentants de ce que l’on a appelé l’École de Paris ( pas vraiment une école dans le sens propre du mot, composée d’artistes avant-gardistes qui se retrouvent dans des lieux mythiques comme la Rotonde, le Petit Napolitain, le  Dôme, la Coupole, le Bal Bullier etc…

La période couvrant les années de 1913 à 1931 sera très prolifique : paysages, nus, auto-portraits, chats, enfants. En matière de nus, il faut savoir que ce thème n’était pas vraiment abordé au Japon, à l’inverse de l’Europe où il est considéré comme assez classique . Lui va le faire, parfois de façon assez poussée ce qui ne sera pas très bien vu dans son pays natal.

FOUJITA Trois femmes
 » Trois femmes  » – 1930 – Léonard FOUJITA ( Collection Maison-Atelier Foujita )

En 1931 il décide de partir pour un long périple en  l’Amérique latine. Il revient à Paris à l’aube de la seconde guerre mondiale. Malheureusement c’est une période sombre et tourmentée qui s’annonce, il choisit donc de repartir pour le Japon. Il est alors internationalement reconnu comme peintre.

Sur place vont commencer les années troubles : quand il arrive un vent de tourmente nationaliste et de guerre souffle aussi au Japon. On lui procure un atelier et 1940 il est nommé peintre officiel du régime en place, peintre de l’armée ( très surveillé d’ailleurs  ) mais surtout outil de propagande pris dans un piège dont il ne pourra pas s’échapper.  Il est envoyé sur le front, réalisera des tableaux qui sont un peu le reflet de ses ressentis en assistant à des combats , de ses observations sur l’expansion nippone, la guerre dans le Pacifique etc… Il ne peint pas de glorieux généraux, mais surtout de simples soldats ou des avions, des bateaux.  Il partira également comme attaché culturel en Indochine française, puis se réfugiera loin de Tokyo,  à la campagne, jusqu’à ce que la fin de la guerre soit annoncée.

Son retour en ville ne sera pas apprécié : on lui reprochera son militarisme, ses convictions patriotiques exprimées dans ses tableaux, ses tableaux  et sa qualité de peintre sera même remise en cause par rapport à cela. Il va tenter de s’en expliquer mais en vain.

 » Les cadavres j’ai voulu les peindre, par exemple ceux dans un camp de concentration nazi : c’est ça la guerre. Dans ma peinture ne figure aucun général. Les soldats ont été tellement malheureux que je les ai peints, uniquement les soldats …  » 

FOUJITA Destruction des avions chinois à Nanchang 1938 39
 » Destruction des avions chinois à Nanchang  » 1938/39 – Léonard Tsugaharu FOUJITA ( Musée national d’art moderne à Tokyo )
FOUJITA le fleuve Yangtze pendant la prise de Hankow
 » Le fleuve Yangtze pendant la prise d’Hankow  » – 1938/40 – Léonard Tsuguharu FOUJITA ( Musée national d’art moderne à Tokyo )

Sa maison sera détruite lors du bombardement américain sur le Japon. Il prend la décision de quitter le pays avec celle qui deviendra son épouse : Kimiyo, aidé en cela par un haut fonctionnaire, Frank Sherman,  passionné d’art et qui connait le travail du peintre. C’est lui qui prendra sa défense, expliquera aux autorités américaines le rôle tenu par Foujita durant la période de guerre et obtiendra qu’il puisse  se rendre aux Etats Unis. Cette séparation avec son pays natal  sera très douloureuse  et c’est un déchirement qui restera ancré en lui. Il ressentira cet éloignement comme un abandon de la part du Japon.

Installé à New York et passeport en poche, il va pouvoir professer notamment à l’École des Beaux Arts de Brooklyn et exposer, ce qui lui permettra de gagner assez d’argent pour pouvoir regagner la France.

Lorsqu’il y  reviendra,  il obtiendra en 1955 la nationalité française et se convertira au catholicisme ( avec son épouse )en 1959. Il traversait alors une période assez mystique et spirituelle. Il recevra le sacrement du baptème  en la basilique Saint Remi à Reims, choisira de franciser son nom en prenant pour prénom Léonard ( référence à son admiration pour Léonard de Vinci).

FOUJITA BAPTEME
Léonard Tsuguharu FOUJITA lors de son baptème

A partir de là, il entreprendra, soutenu financièrement par son ami René Lalou ( Président d’une marque de champagne )  une oeuvre assez importante, qui sera en quelque sorte son testament artistique, à savoir non seulement la construction mais la décoration de la chapelle Notre Dame de la Paix  à Reims ( que l’on appelle aussi chapelle Foujita) s’occupant de tout : architecture ( avec l’architecte Maurice Clauzier ) , sculptures, peintures, vitraux ( en collaboration avec le maître-verrier Charles Marcq) .

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 » Chapelle Notre Dame de la Paix  » – Elle fut bénite en 1966 et remise à la ville par la suite.

En 1960 il va acheté une maison quasiment en ruines mais dont il est tombé amoureux et qui se trouve à Villiers-Le-Bâcle, dans la vallée de Chevreuse en région parisienne. Il va complètement la transformer, rénover, etc… Elle deviendra sa résidence principale et son atelier se trouve dans les combles. Il va y passer une retraite heureuse, artistiquement assez mystique. Cette bâtisse sera léguée en 1991 par sa veuve au Conseil général de l’Essonne qui en fera un musée.

Foujita 50 ans
Atelier du peintre dans sa maison de Villiers-Le-Bâcle

Il meurt à Zurich en 1968, emporté par un cancer. Il sera inhumé par la suite à Reims, puis à Villers-le-Bâcle avant que ses cendres ne soient déposées dans la chapelle Notre Dame de la Paix à Reims. C’est là que son épouse repose également.

FOUJITA Intérieur chapelle
 » Intérieur de la chapelle « 

La ville de Reims recevra, selon son souhait,  un legs de 663 oeuvres ( toiles, vitraux, céramiques, dessins préparatoires des fresques de la chapelle etc..). Cela fera d’elle le plus important possesseur européen d’oeuvres de Foujita.

 » Son pinceau a parcouru le monde et fixé en dehors des modes et des mouvements un univers sans comparaison, un univers déplacé, replacé, hybride et tout à la fois d’une grande pureté. Un univers qui se situe entre l’Orient et l’Occident, entre l’exhibition et le non dit, entre le rêve et l’hyper réalité, entre le Foujita mondain et un homme en quête de spiritualité et dans tout les cas, un univers calligraphique où la ligne est servie par la subtilité des dégradés en tons nuageux et doux.  » Sylvie BUISSON commissaire de l’exposition.

Nombreux seront les hommages rendus à ce peintre pour les 50 ans de sa mort : l’expo du musée Maillol, celle de la maison-atelier à Villliers-le-Bâcle, celle du musée de la photographie de Bièvres, de la Maison de la Culture du Japon à Paris, le musée des Beaux Arts de Reims, celui de la Toile à Jouy-en-Josas etc…