Adam MARTINAKIS …

 » Je suis un artiste digital, mélange de futurisme post-fantaisie et symbolisme abstrait. Tout a commencé en 1999 lorsque j’ai eu mon premier contact avec le contenu numérique. C’est ironique mais jusque-là, à l’âge de 28 ans, je ne savais pas comment utiliser un ordinateur. Je n’avais aucune idée de la différence entre un disque dur et un logiciel. Pour être honnête j’étais même fermement opposé à l’utilisation des ordinateurs dans les arts, car je considérais que les œuvres artisanales étaient la seule création artistique. C’était à cause de ma phobie envers eux. Mais j’ai réalisé que c’était un nouveau monde, un autre monde étrange qui m’était totalement inconnu et j’avais peur d’y entrer. Désormais, je passe ma vie à jouer, à expérimenter mes arts dans ce merveilleux monde numérique…  » Adam MARTINAKIS ( Artiste numérique greco/polonais)

Adam Martinakis est né en 1972 à Luban (Pologne). Il est d’origine grecque ( il vit une grande partie de l’année là-bas), passe ses vacances dans son pays natal (où il est membre de la Chambre des Beaux Arts), et le reste du temps en Angleterre. Il a fait des études d’architecture intérieure et de design à Athènes.

Après avoir travaillé dans ce domaine, il s’est tourné vers la visualisation 3D, les médias visuels artistiques obtenus par son ordinateur, parce qu’il lui semblait que que le numérique pouvait mieux correspondre à comprendre les sentiments et les émotions qu’il voulait faire passer . C’est très surréaliste métaphysique, hors du temps , particulier, bizarre, futuriste, .

« Je pense que la 3D va donner une large spectre artistique dans le futur. » A.M.

On trouve ses œuvres assez fascinantes. C’est un artiste dont le travail plait beaucoup, mais qui dérange tout autant. Pour bien le comprendre, il faut savoir qu’à travers elles, il aborde la place de l’être humain dans le futur, le domaine du rêve, la compréhension du monde. Ce sont donc des sujets assez politisés et d’actualité qu’il aborde dans ses êtres numériques, des sortes de mannequins androïdes représentés dans d’étranges sculptures la plupart du temps.

MARTINAKIS photo
Adam MARTINAKIS
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 » Golden boy  » 2012 – Adam MARTINAKIS
MARTINAKIS dernier baiser
 » Dernier baiser  » – Adam MARTINAKIS
MARTINAKIS La reine du moment 2016
 » La reine du moment  » – 2016 – Adam MARTINAKIS
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 » Cocon  » 2017 – Adam MARTINAKIS
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 » Les conséquences de l’implosion  » 2019 – Adam MARTINAKIS

Le bouton de rose …

 » Bouton de rose,
Tu seras plus heureux que moi ;
Car je te destine à ma Rose,
Et ma Rose est ainsi que toi
Bouton de rose.

Au sein de Rose,
Heureux bouton, tu vas mourir !
Moi, si j’étais bouton de rose,
Je ne mourrais que de plaisir
Au sein de Rose.

Au sein de Rose
Tu pourras trouver un rival ;
Ne joute pas, bouton de rose.
Car, en beauté, rien n’est égal
Au sein de Rose.

Bouton de rose,
Adieu, Rose vient, je la vois :
S’il est une métempsycose,
Grands dieux ! par pitié rendez-moi
Bouton de rose.  » Constance De SALM (Née Constance de Théis – Poétesse, Femme de Lettres française, princesse et comtesse, première femme à être reçue au Lycée des Arts en 1795 / Extrait de son recueil Oeuvres Complètes II/1795 )

L’intérêt dans une toile… par Alfred SISLEY

Alfred SISLEY (1839 /1899)

 » L’intérêt dans une toile, vous le savez, est multiple. Le sujet, le motif, doit toujours être rendu d’une façon simple, compréhensible, saisissante pour le spectateur. Celui-ci doit être amené, par l’élimination des détails superflus, à suivre le chemin que le peintre lui indique, et voir, tout d’abord, ce qui a empoigné l’exécutant.

Après le sujet, une des qualités les plus intéressantes du paysage est le mouvement, la vie. C’est aussi une des plus difficiles à réaliser. C’est l’émotion de l’exécutant qui donne la vie, et c’est avec cette émotion qu’il éveille celle du spectateur. Il faut que les objets soient rendus avec leur texture propre. Il faut encore (et surtout) qu’ils soient enveloppés de lumière, comme il le sont dans la nature. Voilà le progrès à faire. En est-il de plus magnifique, et de plus mouvementé, que celui qui se reproduit fréquemment en été ? Je veux parler du ciel bleu avec les beaux nuages blancs baladeurs. Quel mouvement ! Quelle allure n’est-ce-pas ?

Il fait l’effet de la vague quand on est en mer. Il exalte, il entraine. Un autre ciel : celui-là le soir plus tard. Ses nuages s’allongent, prennent souvent la forme des sillages, des remous qui semblent immobilisés au milieu de l’atmosphère. Puis, peu à peu, disparaissent, absorbés par le soleil couchant. Celui-là est plus tendre, plus mélancolique. Il a le charme des choses qui s’en vont, et je l’aime particulièrement. Mais je ne veux pas vous raconter tous les ciels chers aux peintres. Je ne vous parle que de ceux que je préfère entre tous. J’appuie sur cette partie du paysage, parce que je voudrais vous faire bien comprendre l’importance que j’y attache. Comme indication : je commence toujours une toile par le ciel. » Alfred SISLEY (Peintre anglais – Propos tenus Sisley dans une lettre adressée en 1892 à l’écrivain, critique d’art, collectionneur et journaliste français Adolphe TAVERNIER – Ce dernier fut l’un de ses proches et l’un de ses plus fervents collectionneurs. Il dira de lui qu’il fut  » un magicien de la lumière, un poète des ciels, des eaux, des arbres, en un mot un des plus remarquables paysagistes de nos jours » .

 » La Seine à Bougival  » Alfred SISLEY
« La baie de Langland » Alfred SISLEY
 » La prairie à Veneux Nadon  » Alfred SISLEY
« Le printemps avec des acacias » Alfred SISLEY
« Pont de Moret au coucher du soleil «  Alfred SISLEY

Le verger au printemps …


 » Peut-être que si j’ai osé t’écrire,

langue prêtée, c’était pour employer

ce nom rustique dont l’unique empire

me tourmentait depuis toujours : Verger.
 

Pauvre poète qui doit élire

pour dire tout ce que ce nom comprend,

un à peu près trop vague qui chavire, 

ou pire : la clôture qui défend.


Verger : ô privilège d’une lyre

de pouvoir te nommer simplement ;

nom sans pareil qui les abeilles attire,

nom qui respire et attend…


Nom clair qui cache le printemps antique,

tout aussi plein que transparent,

et qui dans ses syllabes symétriques

redouble tout et devient abondant.  » Rainer Maria RILKE (Écrivain et poète autrichien/Extrait de son recueil Vergers)

 » Dans le verger  » un tableau de Robert BEYSCHLAG

Le loup est un chasseur ! Le photographe aussi … Patrick BLIN

 » Le loup est un chasseur ! Le photographe aussi ! La photographie animalière est, par ailleurs, nommée   chasse photographique  . Mais que nous soyons photographe animalier, portraitiste, reporter, photographe de plateau ou photographe de sports, nous sommes tous des chasseurs. Nous chassons l’instant, l’éphémère, le scoop, la lumière, les ombres, le sujet rare, le mouvement, l’ambiance, l’atmosphère, les couleurs, les formes, les lignes, les regards, les rires, les larmes, les émotions, l’exploit. Nous transformons parfois le réel en irréel, en image abstraite ou terriblement concrète. Mais quelle que soit notre spécialité ou notre passion, nous sommes tous des chasseurs, consciemment ou non. Notre approche est souvent la même, comparable à celle des grands prédateurs. Nous regardons tout autour de nous, puis nous décelons une présence, un mouvement, une forme. Alors notre regard et notre corps se figent, nous sommes connectés à notre sujet. Nous ne sommes plus simples spectateurs, nous devenons observateurs. En général, tout va très vite dans notre esprit. Le sujet, la distance qui nous sépare de lui, la lumière qui l’entoure, l’intérêt de déclencher. Tout comme les loups, nous nous faisons discrets, presque invisibles afin de ne pas perturber le spectacle qui s’offre à nous, car ce qui importe, c’est le résultat, l’émotion que procure cet instantané figé à tout jamais.  »

Patrick BLIN ( Photographe français – Extrait de son livre   Sur la terre des loups-Voyage en Yakoutie /2012

PATRICK BLIN PHOTOGRAPHE
Patrick BLIN

« Craints ou adorés à travers les siècles, les loups ne nous laissent jamais indifférents. Pour ceux qui ont la chance de les apercevoir, la rencontre, même furtive, laisse une trace. J’ai eu le bonheur de les approcher… À travers mes photos, j’ai voulu rendre hommage à leur beauté et partager mon émotion ». P.B.

LOUP PATRICK BLIN
Photos Patrick BLIN

Les petits pâtissiers …

 » C’est aujourd’hui la fin de la semaine,
Et pour céder à leur peine,
Emporte-pièce, papier sulfurisé,
Plats à gâteaux sur la table disposés.

Tabliers, petit rouleau à pâtisserie,
Tous deux autour de la table ils rient,
Nos pâtissiers en herbe prêts à torturer,
La pâte sablée qui se plie volontiers,

Ici en cœur, là en sapin en étoile filante,
Cercles et carrés la rendant attrayante,
Quelques minutes au four avant de déguster,
Pour leur plus grand bonheur ces biscuits sablés.  » Jean-François MERCIER-GOAS (Poète français)

A propos des macarons …

 » Ces petites douceurs, aux teintes souvent pastel semblant reprendre celles de l’arc-en-ciel, provoquent une irrésistible envie de les manger. » Stéphane GLACIER (Auteur français/Extrait de son livre Chocolat, je craque ! )

« Manger des macarons c’est faire un tout petit excès sans avoir le sentiment de commettre un pécher de gourmandise. » Chantal THOMASS (Créatrice de mode, française)

 » Les macarons sont les gâteaux des bienheureux. Ils ressemblent à des pois, des boutons de poupées, des couleurs de feutres à l’eau, à une enfance dans du papier cadeau » Clémence BOULOUQUE (Écrivaine française, journaliste, critique littéraire – Extrait de son livre Au pays des macarons)

Vertumne et Pomone … Ovide

« Vertumne plus que tous
L’aimait à la passion, mais sans plus de bonheur.
Que de paniers d’épis, d’un frustre moissonneur
Offrant l’image et le costume, il lui porta !
Souvent son front jonché de foin nouveau, il semble
Venir de retourner l’herbe qu’il a fauchée,
Un aiguillon dans sa main ferme, on jurerait
Qu’il vient de dételer ses bœufs las de leur joug,
La serpe en fait un émondeur taillant sa vigne,
Une échelle à l’épaule il va cueillir des fruits,
L’épée le rend soldat et le roseau pêcheur,
Puis, après mille essais en vains déguisements
Ayant trouvé le bon, joyeux de voir sa belle,
Le chef ceint d’une mitre aux couleurs bariolées,
Penché sur un bâton, des cheveux blancs aux tempes,
Imitant une vieille, il accède au verger,
En admire les fruits, s’écrie : Que de richesses !
La loue, l’embrasse un peu, comme jamais vraie vieille
N’embrassa, puis courbée, s’asseyant sur sa glèbe,
Regarde ses rameaux chargés de fruits d’automne.
Un bel orme était là, ceint de grappes luisantes,
Il applaudit l’union de l’orme et de la vigne :
Fût-il resté célibataire et sans ses pampres,
Ce tronc, dit-il, n’aurait à offrir que des feuilles,
Et ne l’eût-on mariée à l’orme qu’elle embrasse,
Cette vigne affaissée se traînerait à terre,
Mais toi, tu n’as pas l’air touchée par leur exemple,
Et, fuyant les amours, n’as cure du mariage.
Si tu voulais pourtant ! Bien plus t’imploreraient,
Qu’Hélène, Hippodamie au banquet des Lapithes
Ou la femme d’Ulysse, hardi contre les lâches !
Même, tu as beau fuir, repousser les demandes,
Mille t’aiment encor, hommes, demi-dieux, dieux,
Bref, tous ceux qu’on adore en haut des monts albains.
Mais toi, si tu es sage et veux un bon mariage,
Crois en la vieille que je suis, qui plus que tout
Et plus que tu ne crois, t’aime, et fuis le vulgaire.
Choisis-toi pour époux Vertumne. J’en réponds.
Je le connais autant qu’il se connaît lui-même.
Ces grands champs sont à lui. Il ne court pas le monde,
Ni aime, comme tant, chaque femme qu’il voit.
Tu seras son premier et son dernier amour,
A toi seule il vouera son existence entière.
Ajoute sa jeunesse, un charme naturel,
Et qu’il peut au besoin prendre toutes les formes :
Sur ton ordre il sera tout ce que tu voudras.
Puis, vos goûts sont pareils. Ces fruits que tu cultives,
Le premier il les cueille, heureux de tes présents.
Mais ce n’est plus les fruits qu’on cueille sur tes arbres
Ni les plantes aux sucs mûris dans tes jardins
Qu’il désire, c’est toi. Prends pitié de sa flamme,
Comme s’il était là, t’implorant par ma bouche »… OVIDE (Poète latin / Extrait de son ouvrage Les Métamorphoses-An 3-Livre XIV ( Traduit par Olivier SERS/Les Belles Lettres)

» Vertumne et Pomone  » – Jean-Baptiste LEMOYNE – 1760 – ( Ce groupe fut réalisé pour rendre hommage non seulement aux amours du roi Louis XV et de sa favorite Madame de Pompadour, mais à la marquise elle-même qui avait eu un très grand succès dans le rôle de Pomone à Versailles)