A bientôt …

Je vais être absente durant quelques jours. Je ne posterai aucun article durant cette période, ni répondre à vos éventuels commentaires ( je m’en excuse d’ores et déjà).

Par contre je pourrai prendre connaissance de ce que vous postez avec grand plaisir.

Je vous retrouve le 14.7.2020. A bientôt et prenez soin de vous

Amicales pensées,

Lisa ♥

a bientot

 

Ennio MORRICONE …

93 Best Composers images in 2020 | Classical music composers ...
Ennio MORRICONE ( 1928/2020)

« La musique n’existe que si elle est jouée. Ce n’est pas comme la poésie qui ne nécessite pas d’interprétation car les mots ont leur propre sens. La musique, elle, peut être interprétée de différentes façons. Elle exige que vous regardiez d’abord en vous-même, puis que vous exprimiez ce que vous développez dans la partition et dans la performance. La musique est une expérience, pas une science.  » Ennio MORRICONE (Compositeur italien, chef d’orchestre, arrangeur, producteur)

Il est vrai que les superbes musiques de ce merveilleux compositeur sont très nombreuses. Il y a un film que j’ai beaucoup aimé, vu plusieurs fois,  et pour lequel il a écrit la musique. Une musique que j’affectionne particulièrement….  C’est elle qui illustrera ce modeste hommage. Il s’agit de Il était une fois en Amérique, réalisé par Sergio LEONE en 1984 d’après le roman The Hoods de Harry GREY.

La guitare …

 » La guitare fait pleurer les songes.
Le sanglot des âmes perdues
s’échappe par sa bouche ronde.
Et comme la tarentule,
elle tisse une grande étoile
pour chasser les soupirs
qui flottent dans sa noire
citerne de bois.  » Federico Garcia LORCA ( Poème du Cante Fondo/1924 )

 

GUITARE Jean Baptiste GREUZE
Tableau : Jean-Baptiste GREUZE 
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Tableau : Edouard MANET

Escalator …

 » Qui a inventé l’escalier mécanique ? Qu’on me permette un brin de théorie sur l’universelle jobardise. Les vivants vont et viennent sur les escalators et dans les ascenseurs, et comme ils ne se déplacent qu’en voiture, quand ils rentrent chez eux, ils se contentent d’appuyer sur un bouton afin que s’ouvrent automatiquement les portes de leur garage. Après quoi, on les voit fréquenter les salles de gym dans l’espoir de se débarrasser de leur graisse. Dans quatre mille ans, nous n’aurons plus de jambes, on se traînera sur le cul, à moins que le vent ne nous emporte à la façon des graines de l’amarante. Chaque espèce s’autodétruit …  » Charles BUKOWSKI (Écrivain américain d’origine allemande, romancier, nouvelliste, poète –  Extrait de son livre Le capitaine est parti déjeuner et les marins se sont emparés du bateau)

ESCALATOR en spirale au Japon
Escalator en spirale au Japon

Tim Noble & Sue Webster … L’art des déchets

« Il peut y avoir quelque chose d’incrédule dans ce travail. Comment quelque chose de beau peut-il provenir de quelque chose d’aussi laid ? A partir de déchets, nous faisons de l’art. Chaque partie est une sculpture à part entière. Il y a beaucoup d’implication émotionnelle dans les travaux d’ombre et aussi un stress intense. Nous travaillons avec nos mains, ce qui à l’époque où nous avons commencé, allait complètement à l’encontre du travail des artistes londoniens et du monde de l’art britannique du YBA, un groupe d’artistes centrés à Londres. Nous n’avions pas beaucoup d’argent, et c’est ainsi que nous avons commencé à faire des assemblages de détritus dans notre studio »  Sue WEBSTER et Tim NOBLE

Le philosophe grec Héraclite d’Éphèse a dit un jour « le plus bel arrangement est semblable à un tas d’ordures rassemblées au hasard « . C’est une citation qui pourrait convenir à ce couple d’artistes très originaux  que j’ai eu envie de vous présenter.

NOBLE ET WEBSTER Photo

On dit d’eux qu’ils sont les enfants terribles de l’art : Timothy Noble et Susan Webster. Nés en Angleterre, lui en 1962 et elle en 1967, artistes  dans la provocation, dont le travail entre contemporain et sculpture punk, dans lequel l’abstrait rejoint le figuratif,  est fort apprécié   : à savoir recycler et transformer  des déchets et autres objets de récupération en œuvres d’art, mais en même temps, tenter de faire passer un message : arriver à une société zéro-déchet en donnant un sens à des choses abstraites .

Ils sont, tous deux, tellement obnubilés par la consommation de masse, qu’ils ont décidé d’utiliser toutes sortes de détritus de la vie courante , issus de nos poubelles ou trouvés sur le bord des routes , pour justement la dénoncer, voire même la  critiquer , et arriver à la création d’œuvres d’art nouvelles , des sculptures complexes en jeux d’ombres chinoises  . Premier succès en 1997 avec :

NOBLE ET WEBSTER Miss Understood et Mr Meanor 1997
 » Miss Undestood et Mr Meanor « 

C’est vrai qu’en regardant leurs œuvres on peut éprouver une sorte d’incompréhension, voire, diront certains, de répulsion. On aime ou on n’aime pas , mais aussi étrange que ce soit, c’est assez  surprenant d’arriver à ce résultat avec un tas d’immondices rassemblées sous formes de sculptures, lesquelles sont exposées à une lumière vive dans une pièce sombre et projettent sur les murs des silhouettes étonnantes auxquelles on ne s’attend pas . Il fallait quand même avoir de l’imagination .

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Tim NOBLE & Sue WEBSTER

Ils se sont rencontrés à la Nottingham Polytechnic Fine Arts School en 1986 d’où ils ressortiront diplômés. Ils travaillent et vivent à Londres. Leur première exposition solo a eu lieu là-bas en 1996 . Elle a eu un énorme succès, ce qui leur a amené une reconnaissance internationale. D’autres manifestations ont suivi par la suite un peu partout dans le monde.

Certaines de leurs œuvres font même partie de collections permanentes dans des galeries, collections, et musées réputées, comme par exemple  Musée Solomon R.Guggenheim à New York,  Musée d’Art contemporain à Los Angeles, Musée d’Art Contemporain à Denver, la Collection Saatchi à Londres, la Collection François Pinault/France, Musée d’Art moderne à Copenhague, la Collection Michael Goss à Dallas, British Museum de Londres,  et bien d’autres …

Ils ont reçu le prix Arken de Copenhague en 2007 pour l’ensemble de leur art et l’impact que celui-ci peut avoir sur les jeunes générations d’artistes.

NOBLE ET WEBSTER 1
Tim NOBLE & Sue WEBSTER
NOBLE ET WEBSTER 3
Tim NOBLE & Sue WEBSTER
NOBLE ET WEBSTER 4
Tim NOBLE & Sue WEBSTER
NOBLE ET WESTER 5
Tim NOBLE et Sue WEBSTER

 

Le verger …

 » Dans le jardin, sucré d’œillets et d’aromates,
Lorsque l’aube a mouillé le serpolet touffu,
Et que les lourds frelons, suspendus aux tomates,
Chancellent, de rosée et de sève pourvus,

Je viendrai, sous l’azur et la brume flottante,
Ivre du temps vivace et du jour retrouvé,
Mon cœur se dressera comme le coq qui chante
Insatiablement vers le soleil levé.

L’air chaud sera laiteux sur toute la verdure,
Sur l’effort généreux et prudent des semis,
Sur la salade vive et le buis des bordures,
Sur la cosse qui gonfle et qui s’ouvre à demi ;

La terre labourée où mûrissent les graines
Ondulera, joyeuse et douce, à petits flots,
Heureuse de sentir dans sa chair souterraine
Le destin de la vigne et du froment enclos.

Des brugnons roussiront sur leurs feuilles, collées
Au mur où le soleil s’écrase chaudement ;
La lumière emplira les étroites allées
Sur qui l’ombre des fleurs est comme un vêtement.

Un goût d’éclosion et de choses juteuses
Montera de la courge humide et du melon,
Midi fera flamber l’herbe silencieuse,
Le jour sera tranquille, inépuisable et long.

Et la maison, avec sa toiture d’ardoises,
Laissant sa porte sombre et ses volets ouverts,
Respirera l’odeur des coings et des framboises
Éparse lourdement autour des buissons verts ;

Mon cœur, indifférent et doux, aura la pente
Du feuillage flexible et plat des haricots
Sur qui l’eau de la nuit se dépose et serpente
Et coule sans troubler son rêve et son repos.

Je serai libre enfin de crainte et d’amertume,
Lasse comme un jardin sur lequel il a plu,
Calme comme l’étang qui luit dans l’aube et fume,
Je ne souffrirai plus, je ne penserai plus,

Je ne saurai plus rien des choses de ce monde,
Des peines de ma vie et de ma nation,
J’écouterai chanter dans mon âme profonde
L’harmonieuse paix des germinations.

Je n’aurai pas d’orgueil, et je serai pareille,
Dans ma candeur nouvelle et ma simplicité,
A mon frère le pampre et ma sœur la groseille
Qui sont la jouissance aimable de l’été,

Je serai si sensible et si jointe à la terre
Que je pourrai penser avoir connu la mort,
Et me mêler, vivante, au reposant mystère
Qui nourrit et fleurit les plantes par les corps.

Et ce sera très bon et très juste de croire
Que mes yeux ondoyants sont à ce lin pareils,
Et que mon cœur, ardent et lourd, est cette poire
Qui mûrit doucement sa pelure au soleil… » Anna De NOAILLES (Poétesse française / Extrait de son recueil Le cœur innombrable)

VERGER Emil CLAUS
 » Le verger  » Emil CLAUS 
VERGER Camille PISSARRO
 » Le verger en fleurs  » Camille PISSARRO 
VERGER en fleurs CLAUDE MONET
 » Le verger en fleurs  » Claude MONET
Öèôðîâàÿ ðåïðîäóêöèÿ íàõîäèòñÿ â èíòåðíåò-ìóçåå gallerix.ru
 » Le verger   » Vincent VAN GOGH
HEH372240
 » Le verger  » Luther Emerson VAN GORDER 

 

La mer …

 » Je reste des heures sans bouger, simplement à regarder la mer, à écouter les coups des vagues, à goûter le sel jeté par les rafales de vent … Ici, il me semble qu’il n’y a rien de tragique. » Jean-Marie LE CLEZIO (Écrivain de langue française, de nationalités française et mauricienne / Extrait de son livre La Quarantaine)

ETE MER

Pierre-Paul & Hélène …

 » J’ai décidé de me remarier, ne me trouvant pas encore disposé à la vie austère du célibat. Je désirais une femme qui ne rougirait pas en me voyant prendre mes pinceaux… » Pierre-Paul RUBENS (Peintre baroque flamand)

Rubens, sa femme Helena Fourment et leur fils Peter Paul - Rubens
 » Rubens, sa femme Hélène Fourment et leur fils Peter Paul  » 1630 Pierre-Paul RUBENS

 » C’est peut-être au nombre impressionnant de portraits, solennels ou intimes, que Rubens consacrent à sa seconde femme Hélène Fourment, que l’on peut mesurer la passion qu’il lui voua. Fait rarissime, même dans la grande peinture classique, de compter autant de portrait représentant un seul sujet. Est-ce le démon de midi qui talonna Rubens, alors au faîte de sa gloire, et le poussa, à 53 ans et déjà père de trois enfants (Serena, Nicolas et Albert) de se marier en secondes noces avec la sensuelle et pétillante Hélène Fourment, jeune Anversoise de 16 ans ?

Marié en 1609 à Isabelle Brandt, qui le laisse veuf en 1626, il épouse Hélène en 1630 pour mourir dans ses bras en 1640. Elle lui donnera quatre autres enfants (Clara Johanna, François, Hélène et Pierre-Paul) – Très vite elle devient son modèle. Toute son œuvre semble s’accomplir dans les portraits qu’il faits d’elle. Il trouve en elle la muse absolue. Elle le comble d’un bonheur qui irradie ses toiles.

RUBENS Hélène Fourment et François
 » Hélène et François  » 1633/35 – Pierre-Paul RUBENS

Il vit leur mariage comme un véritable renouveau. L’extrême jeunesse de sa femme le dote d’une énergie insoupçonnée. Fou amoureux d’elle, elle devient sa muse, son inspiratrice, son modèle. Il veut pour elle tous les rôles. Hélène s’y plie avec docilité. La gloire de Rubens rejaillit sur elle, non seulement grâce à l’aisance matérielle que son mari lui procure, mais aussi par les nombreux portraits qu’il fait d’elle, lui assurant une postérité certaine.

RUBENS Helene_Fourment dans sa robe de mariée
 » Hélène Fourment dans sa robe de mariée  » 1630 – Pierre Paul RUBENS

Elle pose pour des tableaux que Rubens lui consacre pleinement, mais prête aussi ses traits pour des commandes. Son corps sensuel l’inspire et lui permet de donner à ses toiles cette marque de vérité et d’intériorité qui signe tous ses tableaux. Hélène habite ainsi toute l’œuvre de son mari dans les dix dernières années de sa vie. Hélène est partout, on la reconnaît en mère de famille attentive, mais aussi en ingénue libertine. Rubens n’hésite pas à la faire poser dans des attitudes érotiques, exécutant ces tableaux en même temps qu’il peint, par exemple, la Cène ou la Descente de la Croix.

A la mort de Rubens, Hélène , en veuve richement établie, fera détruire certains d’entre eux , les jugeant trop audacieux et indécents.

RUBENS Hélène Fourment à la Fourrure
 » Hélène à la fourrure  » –  1638 – Pierre-Paul RUBENS

Elle fut pour lui l’idée même de la vie, qu’il va sans cesse tenter d’atteindre dans sa peinture. Rien n’est jamais figé, ni dans sa vie,  ni dans son œuvre, ni dans sa compréhension du monde. Tout est perçu comme une louange à ce bonheur familial et conjugal qu’il ne cesse de chanter.

Rubens voyait en Hélène toutes les femmes. Assurément, et plus que sa première épouse, elle a su catalyser ses ambitions. C’est la raison pour laquelle il n’a pas hésité à s’unir à elle malgré leur grande différence d’âge. Elle sera celle qui lui réinjecta des forces vives, lui redonnera du souffle.

Par la série de portraits qu’il lui dédia, il sut lui faire le plus beau des cadeaux : le visage, les traits mêmes d’Hélène Fourment sont reconnaissables et identifiables. Elle est rendue dans sa vérité profonde, sa mine un peu espiègle, ses cheveux difficilement disciplinés, ses lèvres pulpeuses et ce regard toujours un peu effarouché. C’est cette intimité là que Rubens fait réverbérer dans sa peinture comme la trace palimpseste de son plus grand amour. » Alain VIRCONDELET (Écrivain, Docteur en Histoire de l’Art et des mentalités, universitaire français)

RUBENS hélène Fourment entre 1630 et 1632
« Portrait d’ Hélène  » entre 1630 et 1632  » Pierre-Paul RUBENS

 

Chaque matin …

 » Chaque matin, le jour revit. Si le monde n’est fait que de matins, si tout le bonheur du monde est dans les matinées, c’est qu’il y a dans le commencement une promesse de on ne sait quoi et peut-être de presque tout. » Jean D.ORMESSON (Écrivain, journaliste, philosophe et académicien français)

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Morning sunrise